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Les besoins en aide à domicile vont exploser d'ici 2030

L'Avantage, Pierre Michaud, 19 mai 2016 -- L'aide à domicile aux personnes en perte d'autonomie sera un enjeu majeur en termes de santé et de services sociaux, au cours des prochaines années.

C'est ce qui ressort notamment du Colloque organisé par l'organisme Coup de Main à Domicile, jeudi, au Centre des congrès de Rimouski. Plus de 100 personnes provenant d'un peu partout au Québec y ont pris part sur le thème « Les Services d'aide à domicile, vers 2030 ». Il s'agit essentiellement d'entreprises d'économie sociale d'aide à domicile, de gens du milieu de la santé et des services sociaux, de résidences privées pour aînés et de groupement bénévoles et de soins infirmiers. Il y a 102 entreprises comme Coup de main à domicile au Québec.

En essayant de se projeter vers l'avenir, on réalise que le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus passera d'une personne sur sept (17 %), actuellement, à une personne sur quatre (25 %), en 2030. Cela impliquera des ajustements important si on veut faciliter le maintien des personnes âgées à domicile. « C'est une première pour nous et si on parle au Québec, il n'y a pas eu encore beaucoup d'initiatives du même type. On parle souvent de la gestion des services à domicile, mais les moments où on réfléchit à organiser l'avenir sont plutôt rares. On s'est imposé l'exercice d'identifier le monde dans lequel nous vivrons en 2030 et quels seront les besoins et comment arriver à un équilibre entre l'offre de services et le paiement des services », explique le président de Coup de Main à Domicile, Gilbert Dupuis.

Des aides multifonctions

« Ce sera un monde très différent. Pensons seulement à ce que sera la confidentialité dans 15 ans ? Et comme il faudra offrir plus de services, il faudra que les préposés soient plus polyvalents. On offrira les services domestiques mais aussi les repas, soins à la personne, etc. C'est du moins l'hypothèse de base. Les liens de confiance sont importants et le client l'apprécie quand c'est une seule personne. Il faut continuer la formation déjà entreprise t la diversifier pour tous les domaines où on va être actifs. Les exigences des clients vont être supérieures car ils seront bien informés: ce seront des « baby boomers », plus informés, plus technophiles, plus conscients de leur poids. Les pouvoir publics devront aussi être mis à contribution », conclut M. Dupuis.

Publié le 20 mai 2016